Réveil plutôt brutal à 7h15. En effet s’il y a bien un truc contraignant avec le fait de prendre un avion, c’est qu’il faut être présent bien avant voire même, lorsque l’on part aux USA, très en avance. Et quand en plus l’hôtel où l’on dort est juste dans la ligne d’une piste atterrissage on se met à compatir avec les habitants des alentours au niveau de la quantité de sommeil accumulée.
La jolie (rose et blanche) navette du complexe hôtelier où nous avons passé la nuit nous a déposé à l’aéroport, à nous de prendre le CDGVal (seul métro gratuit de France) pour rejoindre le Terminal 1, où la queue est déjà présente devant les guichets U.S Airways, surement dû au fait qu’il était impossible de faire le check-in via leur site internet hier. Une bonne demi heure d’attente et nos tickets sont en poche et les valises enregistrées en direction de la soute de l’avion.
Reste maintenant à passer les contrôles de sécurité, ce qui fût chose faite assez rapidement si mon sac n’avait pas été vérifié une seconde fois, probablement à cause du nombre important de câbles et appareils électroniques y séjournant. Et contrairement à l’aéroport de Lyon, un seul point de contrôle a suffi (pourquoi y en a-t-il deux à Lyon, jamais nous ne saurons je pense).
Comme lors des autres vols intercontinentaux, la presse gratuite était présente dans le hall d’attente, histoire d’avoir de quoi faire pour ce vol vers Charlotte qui s’annonce plutôt épique, 9h environ. Nos places 8A et 8B nous permettent de n’avoir aucun voisin immédiat, et de pouvoir circuler librement si besoin est de rejoindre les toilettes ou de se dégourdir les jambes. Heureusement pas d’enfants à proximité, le vol ne sera donc pas bruyant, si ca n’est pour le groupe de 4 jeunes français qui pont passé un certain temps à papoter et rigoler. Comme d’habitude là aussi des films sont visibles gratuitement sur nos petits écrans individuels, ce qui occupera la majorité de notre trajet.
Point critique une fois arrivé… le contrôle de l’immigration américaine, l’endroit où soit cela passe soit cela casse. Ayant déjà l’un et l’autre séjourné dans le pays les probabilités de refus à l’entrée sont plutôt faibles, mais il vaut mieux éviter de raconter des bêtises à l’officier. Formalité accomplie, nous voici en territoire étranger, avec maintenant un vol à prendre pour Los Angeles dans un peu plus de deux heures.
La chance fût avec nous, nos bagages sont sortis assez rapidement de la soute, ce qui nous a permis d’aller les déposer directement pour leur destination finale : Los Angeles. Mais avant il a fallu passer la douane, et il faut croire que nous n’avons pas des têtes de trafiquants puisque cela fût fait, pour les 2, en 10 secondes chrono. En même temps vu la taille de nos valises on aurait eu du mal a embarquer 1 tonne de cocaïne.
Bref, le vol US787 à direction de Los Angeles est maintenant rempli (à quelques places près) et le décollage se fait avec un peu de difficultés, sous la pluie battante et en bout de piste (on a d’ailleurs entendu ce qui ressemblait aux roues en train de vibrer, parce qu’à priori la piste a été un peu dépassée de ce que j’ai vu via les hublots), il s’agit d’un Airbus A319, moins classe que l’Airbus A330-200 du vol transatlantique, sans écran personnel (et pas non plus de global) ce qui nous empêche de savoir où en est le vol, mais le capitaine nous a tout de même indiqué qu’à priori le vol aurait une bonne demi-heure d’avance, ce qui s’avérera au final plutôt intéressant.
Une fois débarqué, s’annonce un trajet bien catastrophique. Il est 19h heure locale lorsque l’avion pose ses roues à LAX, ce qui fait qu’il est 4h du matin à Paris, d’où nous sommes partis il y a maintenant 20 heures sans avoir dormi depuis. Cette fois-ci nous n’avons pas eu la même chance qu’à Charlotte, il a fallu une bonne demi-heure avant de récupérer nos valises, plus qu’une chose à faire, aller chercher la voiture de location qui va nous accompagner jusqu’à Denver, direction donc le dépôt de la compagnie Alamo grâce à leur navette.
Et là c’est le drame, la queue est relativement longue, et cela n’avance que très peu, sans compter que certaines personnes passent un temps fou au guichet, à priori pour se faire expliquer le gps de fond en comble. Et pendant ce temps on attend, toujours et encore. Être debout n’est pas particulièrement contraignant (après tout on a passé une bonne partie de la journée assis dans une carlingue volant à plusieurs kilomètres de haut) mais c’est surtout que la fatigue nous gagne et que nous sommes impatients de pouvoir prendre un peu de repos.
Notre tour arrive enfin, avec un vendeur très sympathique pensant par contre que le trajet Los Angeles > Denver correspond à la distance France > Russie, et notre voiture arrive (j’admets j’ai pris une upgrade d’un intermediate SUV vers un Full SUV) mais au moment de quitter le ‘parking lot’ on nous indique qu’il y a un rappel du constructeur sur le véhicule concerné, donc qu’un changement s’impose. Tant mieux, au final on a maintenant récupéré un Ford Edge, petite bestiole à 27 000 dollars, quasi neuf, avec 606 miles au compteur.
Première prise en main avec un véhicule automatique, et dans l’absolu mon pied gauche se sent bête maintenant à ne rien faire, ma main droite de même s’ennuie sans avoir de levier de vitesse à manier. Et en plus on ne sait pas les limitations de vitesse américaines (mea cupla, on les regarde en ce moment même sur le net) mais pas grave, on va suivre les gens et se caler à leurs vitesse sur l’autoroute qui nous mène à l’hôtel.

Et quand on parle d’autoroute ici c’est 2×6 voies… mais nous ne sommes pas dans une ville de plus de 100kms de diamètre pour rien.
Pas d’accident sur le chemin, l’hôtel est toujours présent, la chambre nous attends, et surtout son lit King Size. Malheureusement nos corps ne seront pas habitués à leurs nouveaux horaires de fonctionnement…
